08 juillet 2009
Lutte contre la pédophilie
Il y a quelques temps, j'ai regardé l'interview, par Karl Zero, de Serge Garde sur BFM TV, et je me dis que les pédophiles ont encore de beaux jours devant eux.
Pourquoi? Parce que les associations qui pourraient lutter contre ce fléau ont les mains liées par le spectre de la pédophilie qui plane au dessus d'elles!
Tant qu'elles s'occupent de ramasser des gamins violés et drogués dans la rue, pas de problème. Mais dès qu'elles s'intéressent à un réseau dans lequel sont impliqués des personnages importants, il se trouve toujours deux ou trois gamins qui, pour quelques dollars, viennent dire qu'ils ont couché avec les dirigeants des dites associations.
Le petit peuple approuve, trop content de voir tomber quelqu'un qui a essayé de faire quelque chose.
C'est ainsi que Marcel Vervloesem est en prison, interdit de tout contact avec l'extérieur, dans un état de santé qui ne lui laisse plus beaucoup de temps à vivre. Lorsqu'il sera mort, l'affaire sera classée (bien que les plaignants soient revenus sur leurs déclarations), à la plus grande joie de ceux qui photographiaient et filmaient des enfants en train de se faire violer ou torturer, et de ceux qui prenaient un grand plaisir à regarder ces photos ou ces films.
Si vous voulez détruire quelqu'un, rien de plus facile que de l'accuser de pédophilie, surtout quand il a eu l'idée saugrenue d'avoir voulu aider des enfants.
31 mai 2009
Enfants et boxe thaï
Hier, sur M6, dans le 66 minutes, il y a eu un reportage sur les enfants boxeurs en Thaïlande.
Des gamins, garçons et filles, certains ont 6 ans, se battent sur un ring devant une foule excitée. Les spectateurs parient pour le short rouge, ou le short bleu. Les boxeurs, sans aucune protection, se donnent des coups de poing, des coups de pieds, dans la tête, le ventre. Ils saignent, vomissent. Le vainqueur a le droit de faire la quête parmi le public. Dans les meilleurs jours, il gagne 20 euros.
Un spectateur assidu, Français, a été interrogé. C'est dans leur culture, a-t-il dit. Ils ne sont pas comme nous, ils aiment ça. Les mêmes arguments que ceux des pédophiles qui fréquentent ce pays.
Arguments aussitôt démentis par un organisateur de combats. Pourquoi faites-vous combattre des enfants? lui a-t-on demandé. Parce que je les paye moins cher que des adultes, a-t-il répondu, et je gagne plus. C'est donc bien la culture, mais celle de l'argent, qui n'est pas spécifique à la Thaïlande.
C'est toujours mieux que la prostitution, me direz vous. Pas sûr. Un corps d'enfant n'est pas plus fait pour recevoir des coups de poing que des coups de bite! (excusez la vulgarité). Ça ou le tapin, c'est pareil.
Le plus triste, c'est qu'ils n'ont que cette alternative.
Elle a bon dos la culture. Rien ne les empêche de pratiquer leur sport national, mais dans des conditions adaptées, avec des protections et des règles qui ne mettent pas en danger leur intégrité physique, et des programmes d'entraînement qui leur permettent de suivre un parcours scolaire normal.
Champion à 6 ans, c'est bien, mais après? Un corps trop musclé pour pouvoir se développer normalement, des traumatismes irréversibles, une déscolarisation totale.
Bien heureusement, des associations, dont certaines composées d'étudiants en médecine, commencent à dénoncer ce scandale.
Mais je ne sais pas si elle peuvent lutter efficacement. Pour comprendre pourquoi, je vous invite à lire cet article.
18 mai 2009
Pauvres gamins
Vous connaissez ce garçon?
C'est Azharuddin Ismail, le jeune héros du film Slumdog Millionnaire. 8 Oscars, 2.567.335 entrées rien qu'en France.
Sa maison, ou plutôt sa cabane dans un bidonville près de Bombay, a brûlé.
Il est à la rue. Pourquoi? parce qu'il est né dans la mauvaise caste.
Une autre enfant de ce film, Rubina Ali, a failli être vendue par son père.
Leur cas n'est pas, hélas, isolé en Inde. Ces malheurs arrivent à beaucoup d'autres enfants.
Que ça leur soit arrivé à eux est, en fait, une bonne chose. Au moins, on en parle. Ils sont trop jeunes pour mener le combat. J'espère que d'autres le feront. Et, en ce qui concerne cet enfant, que Danny Boyle tienne sa promesse de le reloger. Qu'il ne se contente pas d'amasser les dollars. On peut rêver...


























